Tout au long de l’année 2011, les élus du Pays Marollais ont été conduits à s’interroger sur le devenir de notre Communauté de communes, dans le cadre de la Réforme des collectivités territoriales votée en décembre 2010.
A l’évidence, l’identité et la cohésion de notre territoire sont sorties renforcées de cette réflexion. Dans leur immense majorité, les élus du territoire ont, en effet, tenu à rappeler leur attachement au Pays Marollais et leur volonté de préserver l’existence de la Communauté de communes. De l’avis général, nous avons prouvé que le périmètre communautaire, tel que nous l’avons choisi, demeure la bonne échelle pour mener à bien des projets permettant d’améliorer la qualité de vie des habitants et de dynamiser l’activité locale.
Ce vœu, que j’ai fermement exprimé auprès des pouvoirs publics, de mes collègues élus sarthois et même du Premier Ministre, a été bien entendu par le Préfet comme par la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI)*. Pour preuve : ces deux instances, chargées de redéfinir les périmètres des intercommunalités, ne nous ont pas contraints de fusionner avec une autre communauté de communes, comme cela avait été évoqué un moment. Elles ont uniquement imposé à la municipalité de Nauvay de nous rejoindre afin de respecter la loi qui n’autorise plus les communes à demeurer en dehors d’une intercommunalité. La Communauté de communes du Pays Marollais comptera prochainement un 17e membre et recouvrira précisément le périmètre du canton. Je regrette, d’ailleurs, que cette intégration ne se soit pas réalisée dans le cadre d’une adhésion volontaire.
De surcroît, l’identité de notre territoire va encore se trouver confortée grâce à l’aménagement de locaux communautaires, au sein de l’immeuble qui a longtemps abrité le commerce « Le Bazar », en plein centre de Marolles-les-Braults. La réhabilitation de ce bâtiment, dont la Communauté de communes est propriétaire depuis 2010, sera lancée dès ce premier semestre. D’ici un an, nous disposerons de bureaux et de salles de réunions véritablement adaptés aux besoins des élus et du personnel administratif, dans le but d’offrir au public le service le plus efficace possible et de pouvoir envisager sereinement un élargissement des compétences de l’intercommunalité comme le préconise la réforme des collectivités territoriales.
L’ouverture de la maison médicale, en septembre dernier, a également renforcé la cohésion territoriale en garantissant une offre de soins indispensable au maintien de la population sur le canton. Sans cet équipement communautaire, qui est une belle réussite architecturale, nous n’aurions pas pu convaincre le troisième médecin et la nouvelle dentiste de s’installer. Je tiens à souligner que le coût de cette réalisation communautaire de première importance est quasi totalement couvert par les subventions et le paiement des loyers dont s’acquittent les praticiens.
Désormais, nous allons plus particulièrement concentrer nos actions en direction de l’économie et notamment de la zone d’activités de La Colinière, à Courgains, où nous pourrions envisager la construction d’un bâtiment conçu pour accueillir sans attendre une entreprise.
En parallèle, la valorisation touristique de la butte du Castrum Pireti de Peray, l’incitation au tri des déchets pour protéger l’environnement et l’amélioration continue des services notamment en direction de l’enfance, demeurent au cœur de nos priorités, dans le souci de garantir un développement harmonieux du territoire au profit de tous ses habitants.
* La CDCI est une instance composée d’élus représentant les communes, les communautés de communes, le Conseil général et le Conseil régional.
Michel de Monhoudou
Président de la Communauté de communes du Pays Marollais
Maire de Monhoudou